Le RN et Marine Le Pen ont donc repris leur petite musique habituelle à l'approche des élections: mobiliser les débats publics autour du voile, pour cette fois tenter de le pénaliser dans l'espace public. Quand la ligne d'arrivée se rapproche, on ressort donc les bonnes vieilles recettes. Et donnons leur raison, si l'on veut vraiment restaurer l’ordre et faire souffler un vent d’autorité, il faut s’attaquer au problème là où il prend le plus de place: sur nos côtes, dans nos criques et à la sortie des ports. Ces voiles là dans l'espace public, la République ne peut pas les supporter plus longtemps.
Le spi asymétrique
Une voile qui prend toute la place, qui refuse d'avancer droit et qui s'affiche souvent dans des couleurs criardes qui agressent l'ordre public sur tout le littoral. La république ne peut supporter un tel affront.
Le tourmentin
Le tourmentin, cette voile qu'on appelle foc de tempête. Certes, un tissu très épais, est conçue pour résister au gros temps. Mais auss une étoffe minuscule, orange vif, qui refuse le vivre-ensemble avec le grand bleu. Un grand NON.
Le foc
Rien que le nom déjà…. Avec un patronyme pareil, il pervertit la jeunesse dès les premiers stages aux Glénans. Avec sa forme en triangle caractéristique, il avance souvent masqué à l'avant du navire pour imposer sa vision séparatiste de la trajectoire. Insupportable pour une démocratie.
La grand voile à corne
Elle est grande, elle est à corne, ça devrait suffire pour se méfier. Une silhouette anguleuse et agressive qui refuse de s'intégrer au paysage portuaire de nos terroirs. Luttons ensemble.
Le gennaker
Selon wikipedia, « Le gennaker est, comme le spinnaker asymétrique, une voile d'avant asymétrique fixée uniquement par son point de drisse et son pont d'amure ». Flippant nan ? Pas tout à fait génois, pas tout à fait spi, il brouille volontairement les repères pour mieux nous briser de l'intérieur. Restons soudés.
Finissons sur cette phrase que le visionnaire Nicolas Dupont Aignan a dit ou aurait pu dire, on sait plus trop tellement il en sort: « Est-ce que le général de Gaulle aurait porté le voile ? Je ne crois pas non ». Faisez attention. Parce que des fois on fait pas gaffe et hop un voile.